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3 Déc

DÉCOUVRIR LA MARTINIQUE

Histoire

Napoléon Bonaparte épouse Joséphine de Beauharnais, fille de colons martiniquais, qui devient impératrice des Français. L’esclavage est enfin aboli en 1848 par un décret de Victor Schoelcher.En 1902, la montagne Pelée entre en éruption, et cause 30 000 morts. La ville de Saint-Pierre est entièrement détruite, et Fort-de-France concentre alors les fonctions de capitale administrative, commerciale, financière et culturelle.
Après la seconde guerre mondiale, la Martinique devient un département (DOM), représentée par quatre députés et deux sénateurs. Très vite, le Parti progressiste martiniquais (PPM) est créé, sous la direction d’Aimé Césaire. Ce parti domine la vie politique martiniquaise.
En 1998, la Martinique a fêté le 150ème anniversaire de l’ abolition de l’ esclavage.

Ressources

Aux Antilles, on consomme mais on ne produit pas ou peu. L’industrie touristique supplante et aide l’agriculture en permettant l’écoulement du rhum et des fruits (bananes, ananas). Le tertiaire, avec les administrations et les PME de service, assure 50% des emplois.

Religion

La religion catholique est omniprésente, par ses églises, dans chaque village. On compte également deux cathédrales pour asseoir la puissance de l’Église de Jean-Paul II, ce qui n’empêche pas les formes dérivées de se pratiquer sans problèmes. La diversité est telle qu’on ne se limite pas au culte catholique, vaudou ou animiste : les sectes se taillent une belle audience, comme les témoins de Jéhovah, les adventistes du 7e jour et bien d’autres encore. Les Hindous ont conservé leurs rites. En revanche, les Sarrasins n’ont pas traversé l’Atlantique et les mosquées sont rares.
Les phénomènes naturels (cyclones, raz-de-marée, éruptions) alimentent les croyances. On craint Madame Pelée, le volcan…

Géographie

La Martinique fait partie de l’archipel des Antilles, baigné par l’océan Atlantique à l’est et par la mer des Caraïbes à l’ouest.
Le sol martiniquais provient de formations volcaniques qui ont débuté il y a vingt millions d’années. Sa superficie est de 1080 km2, soit les deux tiers de la superficie de la Guadeloupe, pour 70 km dans sa plus grande longueur et 30 km dans sa plus grande largeur. Les mornes (petites collines), les pitons du Carbet et la montagne Pelée, point culminant au nord (1397 m), donnent du relief à l’île, que l’on peut découper en trois régions.
Le Nord, avec une végétation tropicale spectaculaire (gorges, ravines), et le groupe montagneux composé des pitons du Carbet et de la montagne Pelée.
Le centre, avec la plaine du Lamentin, les deux grandes villes de Fort-de-France (chef-lieu) et Le Lamentin (aéroport) et plus d’un tiers de la population.
Le Sud enfin, avec ses baies et ses anses où se trouvent les fameuses plages, les mangroves et la montagne du Vauclin, un ancien volcan.

Faune et flore

Hormis les fameux moustiques, vous n’aurez pas trop à craindre cette faune plus insouciante que dangereuse. Vous ne croiserez que très rarement scolopendres ou serpents. Seuls les oiseaux (colibris, merles et autres oiseaux-mouches) seront sur vos photos.
Vous rencontrerez également des anolis (lézards) et des crabes sur les plages.
Fleurs, plantes, arbres, la richesse du sol et le climat tropical favorisent une végétation luxuriante. Bougainvillées, flamboyants, alamandas, balisiers, anthuriums, bambous, cocotiers, cannes à sucre… Tous vos sens sont en émoi.
Les types de végétations sont très diversifiés dans toute l’île. Le contraste s’effectue surtout entre les sols au niveau de la mer et les sommets. En effet, les différences de précipitation jouent beaucoup sur la végétation. Il pleut huit fois plus au sommet de la montagne Pelée qu’à Sainte-Anne.

Langue

On parle le français partout. L’anglais surtout dans les offices de tourisme et les hôtels. La population locale parle le créole, pittoresque en diable puisque formé principalement de mots français, mais parfaitement incompréhensible pour un métropolitain. S’y mêlent quelques termes d’origine espagnole ou anglaise, également soigneusement déformés. Le créole est, sans nul doute, le trait important de la culture antillaise.
Voici un petit lexique créole : :
Bonjour Bonjou
S’il vous plait Si ou plé
Comment allez-vous ? Sa ou fé
Oui Wi
Non Vonn

Climat

La température est de 25 °C en moyenne sur toute l’année rythmée par deux saisons : une saison sèche appelée “ carême ” (de décembre à mai), une seconde plus chaude et plus humide appelée “ hivernage ” (de juillet à octobre). De fin octobre à début décembre la saison caraïbe est très humide. Même si la température est douce, vous ne souffrirez assurément pas de la sécheresse, et le bruit de la pluie sur les toits de tôle devient vite un lancinant leitmotiv. Juin et octobre font office de mois de transition.

Arts

L’art martiniquais est définitivement l’art de la fête (toutes les occasions sont bonnes) et celui de la musique. Bel-air, biguine, calenda, mazurka, valse… Pour en arriver au zouk et plus particulièrement au colé-serré. Les Antillais sont des danseurs exceptionnels, mais il sera plus facile aux femmes d’être initiées… Quelques artisans méritants travaillent le bambou, le rotin, la terre, le sable, le cuir, l’or, le madras, la dentelle…

Que manger

On ne vient pas aux Antilles pour trouver une gastronomie de haut niveau, se contentant des nombreuses spécialités locales et d’une honnête cuisine grill-brasserie.
Accras:boudins, crabe farci, court-bouillon, colombo, flan coco… Voilà pour les classiques, mais la richesse du terroir, où les fruits et les légumes poussent à foison, et la générosité de la mer vous permettront une cure de produits frais. La pêche (poissons et crustacés) est l’activité majeure et conditionne nombre de cartes de restaurants.
Le rhum et sa dégustation font partie d’un rite fondamental qui ne va pas sans une longue initiation. Une véritable culture, dans tous les sens du terme.

Population

Aux Antilles, les nombreuses nuances et tonalités constituent une véritable mosaïque : Indiens, Blancs-Matignon, Noirs, Békés, Rastas, Blancs se mêlent dans l’histoire et la géographie. A côté des Noirs et des mulâtres (descendants d’union blanc/noir), les coulis (coolies) ou hindous, descendants d’Indiens d’Inde, amenés en 1853 pour travailler la terre à la place des esclaves noirs affranchis, et les Békés, blancs créoles qui descendent des premiers colons européens.

Fêtes / festivals

C’est à Noël et au Jour de l’An que se déroulent les plus grands rassemblements entre parents et amis autour de repas mémorables. Durant le reste de l’année, la musique sert souvent de détonateur à des fêtes improvisées.
Le carnaval (février ou mars).
Une des plus grandes manifestations populaires de l’ île. Concours de danses, de chants, de costumes, des élections de reines… A voir et y participer à Fort-de-France et dans de nombreuses communes.
“Convergence” (avril).
Une manifestation-rencontre des “mornes” de l’île et “Martinique Food Show”,
un festival lié à la cuisine créole.
Le Tour des Yoldes Rondes (la voile) unique au monde.
Festival culturel de Fort-de-France (juillet).
Grande manifestation culturelle. Spectacles, conférences, films… avec des invités venant de toutes les continents.
La mort en fête (novembre).
Une semaine avant la Toussaint, les cimetières en damier et les tombes font peau neuve pour se parer du plus grand nombre de chandelles possibles. Il faut faire la fête avec ses aïeux, sans oublier le pique-nique et le rhum.

Enfants du pays

Aimé Césaire (1913-2008), Homme politique et poète martiniquais. Aimé Césaire incarne la négritude et ses victoires politiques et intellectuelles. Après avoir démissionné du Parti communiste en 1956, il fonde le Parti progressiste martiniquais (PPM), partisan de l’autonomie de la Martinique.

Joséphine de Beauharnais.Épouse le général Napoléon Bonaparte à Paris en 1796 et devient impératrice en 1804. Elle fut répudiée en 1809 et termina ses jours au château de la Malmaison. Une statue la représentant se trouve sur la place de la Savane à Fort-de-France, qui a été d’ailleurs décapitée par un acte de vandalisme en 1991.

Raphaël Elizé.Premier maire de couleur de la France métropolitaine. Ce métis martiniquais devint maire de Sablé-sur-Sarthe, petite ville du sud de la Sarthe, en 1929, ce qui n’était pas une mince réussite à une époque de montée de l’intolérance et dans une région réputée conservatrice.

Pancho Vilain. Dessinateur.Les Antillais se tordent de rire en lisant ses bandes dessinées. Installé en Martinique, Bruno Villain (son vrai nom) dit tout sur la personnalité antillaise – ses côtés cancanier, dragueur, vantard, moqueur, et fait mouche.

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